Page en cours de chargement

Transp'Art en Ce

Recherche



Archives Association

Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

links.gifPartenaires

Si le lien ne fonctionne pas, contactez le webmestre pour l'en informer.

Fermer Partenaires

Transp'ART en CE  est adhérente depuis 2009 à l'association Virage-Energie.

Les dix chantiers prioritaires « Climat-énergie du Nord-Pas de Calais »

  1. 26 agences locales « Climat-énergie » sur la région. Ces agences accéléreront et structureront une nouvelle offre économique et une nouvelle demande des particuliers, des acteurs publics et des acteurs privés. Elles accompagneront et formeront les acteurs aux changements de pratiques (constructions performantes, énergies renouvelables, conception de projet, éco-produits bas carbone…). Ces outils s’appuieront sur les « Espaces Infos Énergie (EIE) » existants qui prouvent déjà, même s’ils sont pas assez nombreux aujourd’hui, leur efficacité en termes d’information du public et de structuration des filières économiques.
  2. Un vaste programme de réhabilitation des bâtiments anciens d’habitat et d’activités tertiaires avec des exigences de performances thermiques croissantes. Les bureaux et l’habitat représentent 22% des émissions régionales de CO2. Chaque transaction immobilière doit être l’occasion d’intervenir sur l’efficacité énergétique des bâtiments anciens. La rénovation lourde des bâtiments doit permettre d’égaler les performances énergétiques des logements neufs. Un tel programme de rénovation thermique échelonné depuis aujourd’hui jusque 2050 permettra de diviser par 4 les émissions du secteur.
  3. Des réseaux de chaleur à chaque nouvelle opération d’habitat et d'activité économique (neuf ou réhabilitation) dès que cela est possible et pertinent. L'enjeu est de : déployer massivement les énergies renouvelables pour le chauffage des bâtiments et les besoins de certaines industries (récupération d’effluents chauds industriels, urbains ou agricoles…). Il s’agit de profiter des opérations de requalification urbaine habituellement à l’œuvre pour construire ces réseaux de chaleur, l’objectif étant de viser 25% des bâtiments connectés en 2020 et 60% d'ici 2050 (à l’instar du Danemark). Les énergies à prioriser sont celles les plus adaptées à la région : solaire thermique, biogaz, récupération de chaleur industrielle et bois (déchets de l’industrie).
  4. Un vaste plan de modernisation des moteurs électriques dans l’industrie. Près de la moitié de l’électricité consommée en région l’est par les moteurs électriques utilisés dans l’industrie (pompes, compresseurs…),. Pour une grand part vieillissants et mal dimensionnés, ces derniers « surconsomment » par rapport à leurs besoins réels. Une modernisation volontariste de ces matériels permettra de dégager une économie d’électricité de l’ordre de 40% d’ici 2050.
  5. Une offre électrique diversifiée, propre et sûr et un réseau de production électrique décentralisé basé sur les énergies renouvelables les plus adaptées. Notre région est ventée, côtière et maritime. Elle est surtout très urbanisée et agricole. Transformons ces traits régionaux en de véritables d’atouts. Pour la région, les énergies à privilégier sont donc l’éolien, le solaire photovoltaïque, le biogaz et la cogénération (via les chaufferies performantes des réseaux de chaleur). Enjeu : 100% de l'offre électrique en énergies renouvelables d'ici 2050.
  6. Le non renouvellement des réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines par une fermeture successive des six réacteurs s'étalant jusque 2030. La centrale nucléaire de Gravelines est vieillissante, les plus anciens réacteurs ayant été construits il y a bientôt trois décennies. La fin du recours à l’énergie nucléaire s’anticipe dès maintenant par la mise en place d’une planification de la politique énergétique en matière d’efficacité et de développement des énergies renouvelables. La fermeture progressive s’inspirera de la sortie du nucléaire à l’œuvre aujourd’hui en Allemagne.
  7. La diminution et l’arrêt de l'étalement urbain à l’horizon 2020, en construisant la ville compacte, en constituant des ceintures vertes autour des quinze principales agglomérations régionales et en favorisant l'autonomie en milieu rural. L’enjeu est de limiter et de réduire la hausse effrénée des besoins en transports (+23% ces quinze dernières années en France), de réduire la dépendance à l'automobile, d’optimiser les transports en commun et de préserver l'espace naturel agricole de la région.
  8. Une révolution des transports, en accordant la priorité aux alternatives à la voiture individuelle et au camion. L’accessibilité doit être pensée en tant que chaîne de déplacements pour garantir une intermodalité efficace entre chaque mode. L’enjeu est de couvrir la région par un réseau dense de desserte en transports en commun (bus, tramway, train..) et d’itinéraire cyclable. La voiture « individuelle » doit se transformer en un bien à usage « collectif ». Les politiques de covoiturage et d’autopartage peuvent utilement y concourir. Comment rendre les transports de marchandises  moins dépendants du tout-routier ? L’intermodalité doit être obligatoire pour les zones d’activités économiques. Les friches industrielles urbaines, connectées bien souvent à un canal ou à une voie ferrée, sont autant d’atouts pour construire des pôles de logistique urbains de proximité. Cela signifie aussi que ces friches ne doivent pas devenir uniquement de nouvelles zones d’habitat et de tertiaire.
  9. Une sidérurgie innovante qui ne se délocalise pas et qui pollue moins. Avec 31% des émissions de CO2, la sidérurgie est de loin le premier secteur émetteur de la région. Pour diminuer les émissions, un panel de solutions est à mettre en œuvre : éco-conception pour diminuer les besoins en acier notamment dans l’automobile, augmentation de la part du recyclage en aciérie électrique, modernisation des procédés de type du projet Ulcos à Dunkerque, récupération de déchets plastiques ménagers et industriels et recours au coke de bois.
  10. Une adaptation de la région aux dérèglements climatiques à venir. La réduction des émissions doit être la priorité pour éviter a minima une élévation des températures de 2°C d’ici 2050. Même minimisé, la modification climatique aura lieu, avec un risque accru de canicules, de tempêtes et d’inondations. L’adaptation en région, c’est donc planter dans les campagnes 50 000 kilomètres d’infrastructures agro-écologiques (haies de néobocage), généraliser l’agroforesterie, végétaliser la ville et son bâti et construire des systèmes électriques décentralisés à l’échelle des territoires.

Signer l'appel :

Hyperlien  Site web

Calendrier
Articles Archivés

^ Haut ^